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BIRMANIE : UN LONG (R)ÉVEIL
![]() Sur un marché improvisé de Mandalay. Birmanie, nov. 2015. | ![]() Lessiveuses. Nyaung Shwe. Birmanie, nov. 2015. | ![]() Sur le marché principal de Nyaung Shwe, Birmanie, nov. 2015. |
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![]() Nanpan, Birmanie, nov. 2015. © Cecilia Mason, 2015. | ![]() Monastère de Kyaung Maha Ganayon, le déjeuner de 11 heures. Amarapura, Région de Mandalay, Birmanie, nov. 2015. | ![]() Monastère de Kyaung Maha Ganayon, le déjeuner de 11 heures. Amarapura, Région de Mandalay, Birmanie, nov. 2015. Au Myanmar, les moines constituent une communauté de 500'000 personnes, extrêmement respectée. Ils se consacrent à une vie tissée de prière et d’études. Ils ne doivent ni travailler ni rien posséder qui ne leur soit donné. |
![]() Monastère de Kyaung Maha Ganayon, le déjeuner de 11 heures. Amarapura, Région de Mandalay, Birmanie, nov. 2015. Détenteurs de l’autorité morale, les moines ont joué à plusieurs reprises un rôle politique important. En 2007 notamment, des bonzes se soulevèrent contre la dictature militaire, emmenant des milliers de citoyens dans leur mouvement, une rébellion, que l'on appela bientôt "Révolution de Safran" du nom de leur robe ocre rappelant la couleur de cette épice. | ![]() Monastère de Kyaung Maha Ganayon, le déjeuner de 11 heures. Amarapura, Région de Mandalay, Birmanie, nov. 2015. Aujourd’hui, certaines communautés bouddhistes en Birmanie, tel que le puissant mouvement bouddhiste ultranationaliste Ma Ba Tha à Mandalay sont accusées d’ultranationalisme et vivement critiquées pour attiser la haine envers des minorités religieuses du pays, en particulier celle des musulmans. | ![]() Coucher de soleil sur le pont d'U-Bein, Amarapura. Région de Mandalay, Birmanie, nov. 2015. Il s'agit du plus long pont de teck du monde. Tous les soirs, il est arpenté par de nombreux visiteurs, notamment des touristes venus du monde entier. |
![]() Pêcheur sur le lac Inle, au centre-est de la Birmanie, nov. 2015. Les pêcheurs du lac Inle ont cette particularité de pagayer avec leur pied tandis qu’ils déploient leurs filets, une curiosité qui constitue la grande attraction touristique de la région. Longtemps isolée, la Birmanie n'était pratiquement pas accessible aux touristes. Cette industrie en plein essor ouvre de nouvelles perspectives économiques en même temps qu’elle pose de véritables défis au pays. | ![]() Les stupas de Bagan rougis par le soleil de l'aube. Birmanie, nov. 2015. Parsemée de plus de 3000 temples et pagodes, l’ancienne capitale du royaume a été abandonnée aux caprices de la nature durant plusieurs siècles, avant de subir une restauration controversée. | ![]() Pagode Shwezigon, Nyang U, Birmanie, nov. 2015. Très pieux, le pays est parsemé de plus d’une dizaine de milliers de pagodes. On continue d’en construire dans n’importe quel bourg grâce aux dons. La plus fameuse reste l’impressionnante pagode Shwedagon à Rangoon, dont le stupa doré incrusté de pierres précieuses reflète les rayons aveuglants du soleil. |
![]() Yangon Circle Line, Birmanie, nov. 2015. Longue de près de 50 kilomètres, la Yangon’s Circle Line est une ligne ferroviaire décadente qui fait le tour de Rangoon en desservant 38 stations des faubourgs de cette cité de 5 millions d’habitants. | ![]() Yangon Circle Line, Birmanie, nov. 2015. Le circuit complet s’effectue en un peu plus de trois heures sans air conditionné et sur des sièges inconfortables. | ![]() Yangon Circle Line, Birmanie, nov. 2015. Avec ses 288 wagons brinquebalants, bondés et irrespirables aux heures de pointe, ce vieux train transporte néanmoins entre 85 et 90'000 passagers par jour, à raison de 215 rotations en une journée. |
![]() Yangon Circle Line, Birmanie, nov. 2015. Le manque d’entretien pose de graves questions de sécurité et oblige les convois à rouler très lentement. | ![]() Des moines visitent à l'aube le temple Buledi dans la plaine de Bagan. Birmanie, nov. 2015. Comme les touristes déjà perchés à cette heure-ci sur les hauts de ce temple à l'architecture pyramidale, les bonzes sont venus profiter d'un panorama à 360 degrés rougi par le soleil naissant. | ![]() Vue panoramique à l'aube depuis les hauteurs du temple Buledi dans la plaine de Bagan. Birmanie, nov. 2015. |
![]() Temple de Buledi, Bagan, Birmanie, nov. 2015. Depuis l’ouverture économique en 2011 et l’arrivée d’opérateurs téléphoniques étrangers sur un marché jusqu’ici inexistant, les tarifs des communications ont considérablement baissé. Cette diminution des prix combinée à un assouplissement de la censure en 2012 a permis l’accès à la toile et aux nouvelles technologies pour de nombreux citoyens. Les jeunes moines n’échappent pas à cette tendance. | ![]() Temple de Buledi, Bagan, Birmanie, nov. 2015. Un jeune moine immortalise les temples disséminés dans la plaine de Bagan à l'aube avec son téléphone portable. | ![]() Façade d’un édifice colonial britannique au coucher du soleil. Rangoon, Birmanie, nov. 2015. La plupart des immeubles de Yangon n’ont pas été rénovés depuis la prise de pouvoir de la junte militaire en 1962. Le patrimoine architectural n’a pas été épargné et nombre d'édifices historiques de la ville sont menacés par des décennies de négligence. Au centre de Yangon, les bâtiments sont dans un état de délabrement saisissant. |
![]() Façade d’un ancien immeuble colonial investi par la végétation. Rangoon, Birmanie, nov. 2015. L’association YHT (Yangon Heritage Trust), a pris en main cette question et s’efforce de protéger le patrimoine architectural de la capitale. Elle réclame notamment des lois et une politique publique pour la protection des principaux bâtiments. | ![]() Façade d’un immeuble d'habitations en décrépitude, orné d'antennes satellites. Rangoon, Birmanie, nov. 2015. Fragilisés par le manque d’entretien, certains immeubles sont par ailleurs exposés aujourd’hui aux agissements des propriétaires désireux de profiter du boom immobilier en vendant à des promoteurs peu intéressés par la conservation. | ![]() Chantier au centre de Rangoon. Birmanie, nov. 2015. L'ouverture économique a permis un boum immobilier au centre de Rangoon, qui voit pousser des gratte-ciels ultra modernes comme des champignons. |
![]() Enfants attendant de débarquer à Dala, face à la capitale, sur les rives du fleuves Yangon. Birmanie, nov. 2015. Dans un pays qui n’a consacré que 2% de son budget à l’éducation durant des décennies, les défis sont de taille. Jusqu’aux plus hautes sphères, le pays manque cruellement de gens formés, ce qui constitue naturellement l’un des essentiels freins à son développement. | ![]() Petite Sœur. Mandalay, Birmanie, nov. 2015. La pagode Setkyathiha au centre de Mandalay est le terrain de jeux des enfants du quartier. Ici une jeune fille qui a tenu à poser avec sa petite sœur. Même si en théorie l’école primaire est obligatoire, la scolarisation représente encore un luxe pour de nombreux parents. Les fournitures, les uniformes, les repas et les transports sont des charges importantes pour des millions de citoyens qui se trouvent dans le besoin. | ![]() Le petit guide. Bagan, Birmanie, nov. 2015. Dans la plaine de Bagan, les petits vendeurs sont légion. Le tourisme dans la région générant des revenus faciles, des enfants quittent ainsi l’école chaque année. Lui n’a pas encore l’âge d’aller à l’école mais il n’est pas vendeur, ou pas encore. Sa maman, gardienne dans les temples de Bagan, lui a demandé de nous montrer les galeries et les escaliers escarpés les plus improbables de cette pagode abandonnée. |
![]() Jeux d’enfants au détour d’une rue à Bagan. Birmanie, nov. 2015. D’après plusieurs ONG présentes dans le pays, moins de la moitié des petits birmans poursuivraient leur scolarité après 9 ans. Les études supérieures et universitaires sont par conséquent réservées aux riches ou aux élites proches du pouvoir et demeurent rares et difficiles pour le citoyen lambda. | ![]() Citoyens parcourant la presse du matin près d’un kiosque à journaux au centre de Rangoon, Birmanie, nov. 2015. Les Birmans suivent l’actualité politique et notamment la constitution de leur nouveau gouvernement, après les élections libres du 9 de ce mois qui a vu la victoire du parti d’Aung San Suu Kyi. La lecture des opinions constitue une réelle nouveauté dans un pays qui a connu la censure et l’isolement pendant des décennies. | ![]() Vendeurs d’un kiosque à journaux au centre de Rangoon. Birmanie, nov. 2015. Un certain assouplissement de la censure opéré en 2012 et l’apparition des nouveaux médias ont facilité l’accès à l’information. Pour autant, l’horizon n’est pas complètement dégagé. En 2013, le pays se classait encore 151ème sur 179 nations répertoriées par Reporters Sans Frontières (RSF) pour le classement de la liberté de la presse. |
![]() Citoyens parcourant la presse du matin près d’un kiosque à journaux au centre de Yangon. Birmanie, novembre 2015. | ![]() A la Une, Mizzima News. Rangoon, Birmanie, novembre 2015. Aung San Suu Kyi à la une du magazine Mizzima News. Fondé en 1998 par des journalistes en exile, le groupe Mizzima était édité à New Delhi jusqu’à récemment. Depuis 2012 et l’ouverture aux réformes, le groupe s’inscrit comme un média de référence au Myanmar qui se propose de « traquer la transition ». | ![]() Débarquement d’un ferry à Dala, face à la capitale économique du pays, sur les rives du fleuve Yangon. Birmanie, nov. 2015. Sur les ferries à deux ponts qui relient en 15 minutes Dala à l’ancienne capitale politique Rangoon, les pendulaires autant que les marchands transpirent la même fatigue et transportent la même lassitude sur les eaux du fleuve Yangon. |
![]() Le regard méfiant d’une passagère chargée sur les quais de Dala. Birmanie, nov. 2015. Exténués, les passagers se traînent et se bousculent sur des quais surchargés de marchandises et de vendeurs à la sauvette. Les uns rentrent chez eux après une longue journée de travail, les autres embarquant pour un nouveau voyage sur l’autre rive. | ![]() Un pendulaire regagnant les quais de Rangoon pour entamer son travail du soir dans un restaurant de la ville. Birmanie, novembre 2015. « Je suis comptable, raconte un passager. Et je mets parfois presque 3 heures pour rejoindre les bureaux de Yangon et le même temps pour revenir chez moi, explique-t-il. Mais il n’y a pas d’autre solution et je ne peux pas me plaindre d’avoir un travail » dit-il en souriant. | ![]() Un ferry échoué dans les eaux du fleuve. Dala, Birmanie, nov. 2015 Les bateaux étant souvent surchargés, les accidents ne sont pas rares. Mais les pendulaires sont résignés. En évoquant les dernières élections, leur journée de labeur s’efface pour céder à un espoir qui illumine pour quelques instants leur visage. Le changement dans un avenir proche, se profile peut-être... |
![]() Les fruits d’un vendeur sur les quais de Dala face au port de Rangoon. Dala, Birmanie, nov. 2015. |
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