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Vol libre pour les parapentistes du Salève

  • Photo du rédacteur: Cecilia Mason pour Signé Genève
    Cecilia Mason pour Signé Genève
  • 25 mars 2014
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 janv. 2021

Il aura suffi de quelques jours ensoleillés pour que les amateurs de vol libre colorent le ciel de Veyrier et de ses environs. Entre les hauteurs du Mont-Salève et les plaines maraîchères qui s’étalent en contrebas, cet espace constitue depuis plusieurs décennies l’aire de jeu des deltistes et parapentistes de la région. Visite au Centre Genève Vol Libre de Troinex situé à côté des pistes d’atterrissage.

Parapente en approche. © Cecilia Mason, 2014


Fermé pendant l’hiver, le centre qui regroupe une école de parapente, un club ainsi qu’une boutique spécialisée vient de rouvrir ses portes. L’activité dépend évidemment de la météo et surtout d’un subtil mélange entre airs chauds et froids comme l’explique Gilles Deleani, l’un des responsables du centre de formation. «Le printemps favorise les ascendances thermiques» précise-t-il. L’air chaud en contact avec l’environnement froid dégage une masse d’air. En s’élevant, elle fait le bonheur des parapentistes qui gagnent en altitude.


Si la maîtrise des vents n’est pas évidente, le parapente reste avant tout un loisir accessible à tous. Pas besoin d’être un grand sportif pour pratiquer. Le matériel pèse 7 kilos et le pliage de l’aile ne prend que 5 minutes. Pour s’initier, le centre propose de mars à novembre des vols «découverte» en biplace. Une paire de chaussures de montagne suffit pour embarquer dans la navette qui porte à l’un des trois points de départ perchés sur le Salève. Une fois sur la pente, le stagiaire est coiffé d’un casque et installé dans sa sellette pendant que l’instructeur se prépare à la manœuvre. Du grand saut dans le vide jusqu’à l’atterrissage en douceur, la descente offre 30 minutes en apesanteur et une vue à couper le souffle. Et pas de limite d’âge pour ce baptême de l’air. «On a déjà fait voler une personne pour ses 100 ans» raconte Gilles Deleani. Devenir autonome requiert cependant bien plus de pratique. «Il faut voler 5 ans en école pour obtenir le brevet» rappelle l’enseignant.


Autonomes avisés, instructeurs mais aussi élèves et sympathisants sont fédérés autour du Club de Vol Libre. Fondée par des deltistes en 1974, l’association rassemble aujourd’hui 300 membres qui font vivre le lieu, maintiennent en état le matériel et les terrains. En collaboration avec des associations régionales, le groupe s’implique aussi dans la protection du patrimoine et dans l’entretien des stations météo et préserve ainsi ses relations avec les voisins et autres usagers du Salève. « On fait partie du tissu local » explique Francis Pauchard, vice-président du club et responsable du matériel météo. L’instructeur n’oublie pas non plus les questions de sécurité. Car il faut composer avec les autres occupants de l’espace aérien et les deux couloirs qui leur sont réservés. Et de rappeler qu’«il n’est pas permis de voler à plus de 1700 mètres dans la zone», prévient ce parapentiste expérimenté. Un encadrement et un professionnalisme qui rassurent et qui ne gâchent ni la bonne humeur du club ni les sensations de liberté de ce sport-loisir.


© Cecilia Mason, 2014

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​© 2021 Cecilia Mason

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