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Liban : debout les murs !

  • Photo du rédacteur: Cecilia Mason pour Le Blog des Tournettes
    Cecilia Mason pour Le Blog des Tournettes
  • 29 juin 2017
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 avr. 2021

En mai 2017, le Blog a passé trois semaines au Liban à arpenter notamment les rues animées et contrastées de sa capitale. Jeune, créative et cosmopolite, Beyrouth n’en demeure pas moins une ville lasse des crises économiques et politiques successives, stigmatisée par plus de 15 années de guerre civile (1975-1991) et par les autres conflits armés entre communautés qui continuent de rythmer le Moyen-Orient.

A Beyrouth ou Baalbek, à Tyr ou dans la vallée verdoyante de Qadisha, le voyageur est partout saisi et fasciné par l’incroyable et dramatique histoire que révèlent ses murs. Edifices religieux, sites antiques, bâtiments publics ou privés, perles d’architecture orientales ou occidentales, ils sont neufs, millénaires, pittoresques, tagués, abîmés, réparés, criblés de balles, colorés, restaurés, laminés, lumineux, tristes, lacérés, expressifs, abandonnés, animés, souvent proches de l’effondrement mais pourtant toujours debout !


Si les murs pouvaient parler, ils raconteraient mieux que quiconque l’histoire du pays du Cèdre. Car au Liban, bien plus qu’ailleurs, les murs portent en eux les cicatrices et les blessures profondes d’un passé récent qui se conjugue encore au présent. Au passant qui s’attarde à les observer, ces pans de béton décrépités parlent des batailles et des révoltes, soufflent des cris et des murmures, partagent les humeurs et les affiliations politiques des uns et des autres, tout en dessinant le découpage communautaire de ce pays multiculturel et multiconfessionnel.


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​© 2021 Cecilia Mason

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